Le paiement des achats en ligne

28 Jan, 2011 0 commentaires

Vous avez un beau site, rempli de produits plus attrayants les uns que les autres, votre arborescence est claire, la navigation simple et les visiteurs se sentent irrémédiablement attirés par votre bon de commande. Maintenant que faites-vous ?

Vous pouvez essayer de demander aux gens de vous envoyer un chèque ou de faire un transfert bancaire cependant la seule façon pour vous de ne pas dénaturer l’image professionnelle que vous avez mise tant de temps à acquérir est de proposer le paiement en ligne.

Au delà même de l’image, c’est aussi le moyen le plus simple et le plus rapide pour que le client vous paie. Si vous demandez à vos clients de vous envoyer un chèque, vous perdez toute l’impulsivité de l’achat: il faut trouver le chéquier, écrire le chèque, trouver où l’envoyer (sans parler du timbre) et ceci n’est faisable que si vous résidez dans le même pays que vos clients, bref, les limites sont nombreuses et peu de personnes prendrront le temps de le faire, à moins que vos produits soient irresistibles.

Cela ne veut pas dire que vous ne devez pas le proposer. Certains de vos clients ne possèdent pas de carte de crédit ou ne veulent pas l’utiliser sur Internet, vous devez donc proposez une alternative. Cependant assurez-vous auprès de votre banque que les encaissements de chèques étrangers ne vous sont pas facturés outrageusement.

La meilleure solution reste encore de pouvoir accepter les cartes de crédits directement sur votre site. La procédure est à la fois simple et complexe: simple car facilement compréhensible, complexe parce que longue et demandant beaucoup de rigueur.

La première étape est de contacter votre banque pour savoir si elle propose ce service. En effet, de nombreuses banques le proposent et les formalités seront réduites au minimum. Attention, parfois il s’agit de la seule solution que votre banqie acceptera, c’est pour cela que vous devez les contacter avant toute autre chose.

Si votre banque ne propose pas de solution ou si les conditions vous semblent inadmissibles (par exemple 5000 FF de mise en route, 500 FF de frais par mois plus 10% de chaque transaction), essayez de voir auprès d’autres banques. Il sera peut-être même intéressant pour vous de comparer les tarifs des diverses prestations que vous utilisez régulièrement. Quelques exemples de solutions:

Cybermut du Crédit Mutuel ( http://www.cybermut.com )

Paiement CIC du CIC ( http://www.paiementcic.com )

Citelis du Crédit Mutuel de Bretagne ( http://www.citelis.com )

Télécommerce de BNP ( http://www.telecommerce.bnp.fr )

Finalement, voyez du côté de votre hébergeur, ils sont de plus en plus à avoir des accords afin de proposer des solutions de paiement sécurisé en ligne. Là aussi, comparez les offres. Il est souvent plus rentable de changer de prestataire que d’accepter la première offre que l’on vous fait.

Le coût de l’acceptation des cartes de crédit se décompose en trois parties.

Tout d’abord, les frais de mises en route. Vérifiez bien ce qu’ils comprennent et si une partie est récupérable le jour où vous cessez votre activité, quelqu’en soit la raison.

Ensuite, vous avez les coûts de location mensuels. Dans ce cadre, vous paierez l’utilisation d’un terminal de paiement virtuel, ou même l’hébergement de votre formulaire de paiement sur le site de votre prestataire. De nouveau, assurez- vous de connaître ce pour quoi vous payez et ne payez pas des prestations dont vous n’avez pas besoin (50 MB d’espace pour héberger votre site par exemple).

Finalement, vous allez être facturé des frais à chaque transaction, soit fixes (quelques francs quelque soit le montant) ou variables (un pourcentage de la valeur de chaque transaction). Ce coût va dépendre du nombre de transactions et de la valeur de chaque transaction et est à négocier avec votre banque ou prestataire. Il est donc impératif que votre plan d’affaire (business plan) soit correct et que vous ayiez correctement estimé le montant moyen et le nombre des transactions devant être payés en ligne. Dans le cas contraire, il est fort probable que vous paierez plus que vous ne devriez…

Maintenant que les préliminaires sont faits, il faut passer à la réalisation proprement dite.

Dans la plupart des cas, le paiement en ligne s’interfacera avec un caddie virtuel, dans de rares cas (par exemple si le client ne peut commander qu’un seul produit) il se fera directement depuis un formulaire.

Selon la solution technique de votre prestataire, le client pourra avoir soit un ou deux formulaires à compléter. Si le prestataire vous oblige à avoir la saisie du numéro de carte sur son site, vous aurez deux formulaires, sinon un suffira. N’oubliez pas que d’une façon générale, plus la procédure est simple, moins vous perdrez de commandes, donc si une solution en un seul formulaire est possible, préférez-là à toute autre.

Pourquoi deux formulaires ? Si le prestataire demande à avoir la saisie du numéro de carte sur l’un de ses sites, la saisie des autres informations (coordonnées et détail de la commande) se fera sur votre site. Si votre prestataire le permet, demandez le numéro de carte et les détails de commande directement sur votre site, sur la même page.

Il est évident que si la saisie des détails bancaires se fait sur votre site, il vous faut un formulaire sécurisé, encryptant les informations avant de les envoyer au serveur. A ce niveau le protocole SSL est le plus répandu et reconnu comme suffisament fiable pour des transactions standard. Vous pouvez acquérir les certificats auprès de Verisign ( http://www.verisign.com ) ou Thawte ( http://www.thawte.com ), votre fournisseur Internet sera généralement capable de faire cette démarche pour vous.

Au contraire, si vous ne prenez que les coordonnées postales et les détails de commande, vous n’avez pas obligatoirement besoin de sécuriser le formulaire. Cependant, n’oubliez pas l’aspect psychologique: les clients seront probablement plus rassurés si leur nom et adresse ne circulent pas en clair sur le réseau.

Votre prestataire doit être en mesure de vous fournir des statistiques détaillées des commandes passées par son système. Certains envoient automatiquement des emails de confirmation au client et au marchand, d’autres se contentent de vous donner accès à la liste des transactions. Dans tous les cas il est impératif que vous ayiez un moyen de connaître en temps réel l’activité de votre système de paiement: transactions rejetées, acceptées, etc… Et si le système de paiement n’envoie pas de confirmation par email au client, votre site doit s’en charger.

Maxime Grandchamp

Marketing Internet