Google décide de proposer du contenu anti-radicalisation, pour les requêtes à tendance extrémiste

5 Fév, 2016 0 commentaires

Les utilisateurs de Google, qui entrent des requêtes à tendance extrémiste dans le moteur de recherche, seront directement dirigés vers des liens anti-radicalisation, grâce à un programme pilote. C’est, en tout cas, ce qu’a annoncé un cadre de la firme de Mountain View. Cette initiative, ayant pour but de contrer l’influence en ligne de groupes affiliés à l’État Islamique, est lancée en même temps qu’un plan pilote, visant à identifier plus facilement les vidéos postées par les organisations extrémistes.

contenu anti-radicalisation

Des mesures pour lutter contre la radicalisation

Ces mesures ont été annoncées par Anthony House, cadre supérieur des actions gouvernementales et de la communication au sein de Google, qui est apparu au côté de ses homologues de Twitter et Facebook, au Home Affairs Select Committee (le comité de la chambre des communes du Royaume Uni), lors d’un débat, concernant l’extrémiste.

“ Nous devons supprimer le contenu visant à la radicalisation des utilisateurs. Mais il est également nécessaire de proposer les bonnes informations aux utilisateurs, lorsque ceux-ci se sentent isolés. Nous devons les diriger vers une communauté véhiculant des valeurs d’espoir, et non de haine et de violence” a-t-il affirmé.

Les trois cadres de Google, Facebook et Twitter ont été solicités par les députés britanniques, concernant le rôle de leur entreprise respective, dans le combat contre l’utilisation des réseaux sociaux par les groupes, tels que l’État Islamique, pour la diffusion de propagande et le recrutement.

Les équipes mises en place par les entreprises du web, pour lutter contre la radicalisation

Le président du comité, Keith Vaz, a voulu connaître les effectifs des équipes de Facebook, Google et Twitter, gérant le contenu apparaissant sur leur plateforme. Le cadre supérieur de Twitter a affirmé que, pour 320 millions d’utilisateurs dans le monde entier, plus de 100 équipes avaient été mises en place. Les employés de Google et Facebook ne se sont pas exprimés sur le sujet.

Simon Milner, le directeur de la politque de Facebook pour le Royaume-Unis, l’Irlande, le Moyen-Orient, l’Afrique et la Turquie, a déclaré que le réseau social était devenu “une terre hostile” pour l’État Islamique. “Mettre les utilisateurs à l’abris de ces groupes est devenu une priorité. L’État Islamique en fait partie, cependant, il est loin d’être le seule organisme extrémiste que nous combattons”. Milner a ajouté que, d’après des recherches réalisées par le réseau social, le web n’était pas l’unique endroit, où les individus pouvaient se radicaliser.”

La dénonciation du contenu à tendance extrémiste

Le député Chuka Umunna a posé aux trois hommes de Google, Facebook et Twitter la question suivante : “A partir de quel moment décidez vous de notifier aux autorités compétentes la présence de contenu terroriste, identifié par vos équipes ?”

House et Milner ont affirmé que leur entreprise respective signalait ce type de contenu, dès qu’il représentait “un danger immédiat pour la vie des individus”. Nick Pickels, le manager des actions gouvernementales britanniques de Twitter, a affirmé au député qu’en règle général, le réseau social ne signalait pas ce genre de contenu. En effet, Twitter est une plateforme publique, et les publications à tendance extrémiste auront été vues par un grande majorité des utilisateurs, avant que celles-ci soient supprimées.